Le transfert de prêt immobilier consiste à conserver tout ou partie d’un crédit en cours pour financer un nouveau bien après la vente du précédent. Ce mécanisme n’est pas un droit général : il dépend d’une clause contractuelle et de l’accord de la banque.
Vérifier le contrat avant toute simulation
Recherchez une clause de transférabilité ou de portabilité dans l’offre de prêt et ses conditions générales. Elle précise la période, le type de nouveau bien, le montant transférable et les contrôles exigés. Une publicité ancienne ou une pratique commerciale ne remplace pas cette clause.
La banque réexamine le risque
Même prévue au contrat, l’opération suppose souvent que les échéances aient été payées normalement et que le nouveau projet respecte les critères de la banque. Celle-ci réévalue revenus, endettement, apport, valeur du bien et garanties. Elle peut demander un financement complémentaire aux conditions du moment.
Garanties et assurance emprunteur
Une hypothèque ne se déplace pas automatiquement d’un immeuble à l’autre. Sa mainlevée et une nouvelle sûreté peuvent générer des frais. Une caution bancaire doit également accepter le nouveau montage. L’assurance emprunteur est adaptée au capital, à la durée et parfois à l’âge ou à l’état de santé de l’assuré.
Comparer le coût global
Conserver un taux ancien attractif peut être intéressant, mais il faut additionner indemnités éventuelles, frais de garantie, dossier, assurance et nouveau crédit complémentaire. Comparez le coût total et la mensualité avec un remboursement suivi d’un nouveau prêt, et pas seulement les taux nominaux.
Organiser vente et achat
Demandez un accord écrit avant de signer le nouvel achat sans condition suspensive adaptée. Le calendrier entre vente, remboursement et déblocage doit être validé par la banque et le notaire. Un prêt relais peut être envisagé si les deux opérations ne coïncident pas, avec un risque et un coût distincts.
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